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Prime pour l’achat d’un véhicule utilitaire léger (VUL)

Une prime pour l’achat d’un véhicule utilitaire léger (VUL) est intégrée dans le  plan d’électrification présenté en Mai 2026 par le gouvernement. Elle se base dorénavant sur le poids du véhicule, et vise à re-localiser leur production en France et en  Europe. Elle s’appuie sur les Certificats d’économies d’Énergie (CEE) et entre en vigueur au 1er Juin.

Comment fonctionne-t-elle ? Qui concerne-t-elle ? Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts-de-France, vous en dit plus dans cet article sur la prime pour l’achat d’un véhicule utilitaire léger (VUL).

Rappel

Jusque Novembre 2024, l’achat ou la location d’un véhicule utilitaire léger “peu polluant” bénéficiait de deux aides, la prime à la conversion et le bonus écologique. Ces aides, dont l’objet était ciblé, ont disparu. Seule restait, en 2025, et sous certaines conditions, la prime au rétrofit. (transformation d’une motorisation thermique en motorisation électrique).

L’année 2025 voit les Certificat d’Économie d’Énergie (CEE), déjà utilisés pour les primes aux voitures particulières, prendre le relais du bonus écologique comme principal levier financier pour les entreprises. (donc applicables aux VUL).

Au 1er Juin 2026, le nouveau “bonus écologique”, ou prime pour l’achat d’un véhicule utilitaire léger (VUL) et de poids lourds électriques change. Elle se base désormais sur le poids du véhicule, et la re-localisation de la production et assemblage en France et en Europe.

L’objectif

L’utilisation des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) comme base de ces primes renforce le message “Pollueur-Payeur”.

Le nouveau principe d’aide à l’achat

Jusqu’à présent, le dispositif d’aide était relativement uniforme, et favorisait les petits véhicules, au détriment des grands volumes. Il ne tenait pas compte en effet de la taille et du coût des véhicules. Une petite fourgonnette urbaine bénéficiait de la même aide qu’un utilitaire grand volume ou qu’un gros véhicule de chantier. Ce qui freinait l’électrification des grands volumes.

L’arrêté du 18 mai 2026 change la logique des aides. Celles-ci varient désormais selon le poids du véhicule (aide de base), et leur lieu d’assemblage (bonification)  :

  • le poids (masse en ordre de marche) du véhicule : plus le véhicule est lourd, plus l’aide est importante. C’est la prime “de base”.
  • le lieu d’assemblage doit se situer en Europe, selon un “éco-score” établi par l’Ademe. C’est la prime “de bonification EEE”.

Par ailleurs, les aides ne dépendent plus du profil du bénéficiaire, ni du nombre de véhicules acquis. Les particuliers, les sociétés et les collectivités bénéficieront d’un même montant, quelle que soit l’importance du parc. En vigueur à partir du 1er juin 2026, ces mesures sont valables jusqu’au 30 juin 2029.

Liste de l’Ademe

Le modèle doit figurer sur la liste officielle publiée par l’Ademe, actualisée chaque mois. Cette liste recense plus de 800 versions de VUL électriques assemblés dans l’Espace économique européen (UE, Islande, Norvège et Liechtenstein). L’Ademe vérifiera les informations transmises par les constructeurs avant chaque publication. 

“Visser les roues” ou “installer les sièges” en Europe ne suffit pas. Il faudra aussi que la caisse en blanc (le “squelette” métallique de la camionnette) soit entièrement soudée et assemblée dans une usine européenne. Les bonifications maximales sont réservées aux modèles assemblés dans l’EEE. Ainsi, un modèle produit sur plusieurs sites dont l’un se situe hors EEE sera considéré comme non européen. Le texte entre en vigueur le 1er juin 2026 et sera valable jusqu’au 30 juin 2029.

Quels sont les nouveaux montants ?

Les montants varient maintenant selon la catégorie du véhicule et le prix de marché des  certificats CEE, ce qui change le calcul du retour sur investissement pour les artisans, TPE et collectivités qui souhaitent passer à l’électrique :

Prime “de base” (non bonifiée)

Poidsinférieur à 1,55 tde 1,55 t à 2 tsupérieur à 2 t
Professionnels870 €941 €1 294 €
Particuliers526 €569 €783 €

Prime de “bonification EEE”

Poidsinférieur à 1,55 tde 1,55 t à 2 tsupérieur à 2 t
Professionnels2 610 €5 643 €9 062 €
Particuliers1 579 €3 411 €5 481 €

La réforme s’applique également aux poids lourds électriques (camions et autocars), selon les mêmes principes :

  • camions porteurs de 3,5 tonnes à 12 tonnes : prime bonifiée
  • camions de 12 à 26 tonnes : prime bonifiée 
  • bennes à ordures ménagères : régime inchangé 
  • rétrofit électrique : régime inchangé, toutes catégories

La mesure 12 du Plan d’électrification présenté par le gouvernement renforce le soutien à l’achat de poids lourds électriques « tracteurs routiers », qui seront « fortement revalorisés avec un soutien porté à plus de 100 000 euros contre 60 000 euros en 2025. Ces aides, à destination des entreprises de transport routier de marchandises et des entreprises opérant des poids lourds en compte propre seront mises en place à partir du 1er juin 2026″.

Pour obtenir une estimation précise, les collectivités et les entreprises de transport peuvent demander une simulation auprès d’un obligé ou d’un mandataire spécialisé. 

Qui est éligible à la prime énergie ?

Toute personne morale utilisant un véhicule utilitaire léger électrique dans le cadre de son activité peut bénéficier de la prime énergie, quelle que soit sa taille ou celle de sa flotte.

  • Tout professionnel (artisans et TPE),
  • PME et grandes entreprises,
  • Établissements publics  et collectivités territoriales

Les particuliers personnes physiques qui veulent acquérir un VUL électrique bénéficient de la prime énergie “non bonifiée”.

La fiscalité 

Enfin, la fiscalité est aussi un avantage qu’on oublie trop souvent. En effet, les véhicules électriques pour les professionnels bénéficient d’avantages fiscaux :

Sans oublier la différence de coût entre une recharge électrique et un plein de diesel ! Les économies font réellement la différence sur le segment léger, sans compter la baisse importante des coûts de maintenance (absence de vidange, de courroie de distribution…).

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