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Le congé supplémentaire de naissance

Le congé supplémentaire de naissance vise à offrir aux parents une alternative « plus courte mais mieux rémunérée » que l’actuel congé parental. Voulu par le président Macron, il est intégré dans la loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026. Il entre en vigueur au 1er Juillet.

Qu’est-ce que ce “nouveau » congé de naissance ? Que comprend-il ? Comment est-il rémunéré ? Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts-de-France, fait le point.

Qu’est-ce que ce congé supplémentaire de naissance ?

Les décrets, parus au JO le 31 Mai 2026, détaillent ses modalités, qui ont fait l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. Le congé supplémentaire de naissance se présente comme un complément des congés existants :

Le principal avantage du congé supplémentaire de naissance est d’être mieux rémunéré. Son principe est celui d’une indemnité journalière, comme les congés maternité et paternité.

L’indemnité journalière de naissance, financée par la Sécurité sociale, se base sur un pourcentage du salaire antérieur. (70% du salaire net le premier mois, et 60 % le second). L’employeur peut, s’il le souhaite, compléter la rémunération pour atteindre 100 % du salaire (non obligatoire).

À qui s’adresse le congé supplémentaire de naissance ?

Tous les parents en activité remplissant les conditions d’ouverture de droits applicables aux congés de maternité et de paternité peuvent bénéficier du congé supplémentaire de naissance :

  • les salariés du secteur privé ;
  • les agents publics ;
  • les travailleurs indépendants.

Il s’agit d’un droit individuel et personnel, non transférable d’un parent à l’autre. Tous les parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, ainsi que les enfants nés avant cette date si la naissance était initialement prévue à compter du 1er janvier 2026, peuvent en bénéficier.

Et les démarches administratives ?

  • une déclaration préalable à l’employeur. (au moins un mois avant le début du congé, ou quinze jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité ou d’adoption) 
  • une notification à la CPAM pour l’indemnisation. (avec justificatifs comme l’acte de naissance ou le jugement d’adoption).

La demande à l’employeur doit préciser la durée choisie (un ou deux mois), ainsi que le mode de fractionnement envisagé. Il faut la remettre en main propre contre récépissé, ou la transmettre par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ;

Quand prendre le congé supplémentaire de naissance ?

Le congé supplémentaire de naissance peut se prendre à partir du 1er juillet 2026 pour tous les parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026. (ou dont la date de naissance était prévue à compter de cette date mais qui sont nés prématurément).

Il peut se fractionner en deux périodes d’un mois. Chaque parent peut prendre le congé simultanément ou en alternance avec l’autre. Et ce, à la suite du congé maternité, de paternité ou d’adoption. Et dans un délai maximum de 9 mois à compter de la naissance ou de l’arrivée de l’enfant au foyer.

Pour les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ce délai de neuf mois ne se décompte qu’à partir du 1er juillet 2026 (et non à partir de la naissance).

Cumuls

Le congé supplémentaire de naissance ne peut démarrer qu’après l’expiration des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption auxquels le parent a droit.

On ne peut percevoir l’indemnité de congé supplémentaire de naissance en même temps que :

  • les Indemnités Journalières de maladie ou d’accident du travail,
  • l’allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (chômage),
  • la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) pour la même période,
  • le Complément de libre choix du mode de garde (CMG) pour l’enfant concerné.

Rappel sur le congé parental

Le congé supplémentaire de naissance devait initialement remplacer le congé parental d’éducation et d’accueil de l’enfant. Cependant, « compte tenu des tensions qui pèsent sur les modes de garde », la disparition du « congé parental » n’est plus à l’ordre du jour. Le congé supplémentaire de naissance cohabitera donc avec lui.

La rémunération du congé parental d’éducation et d’accueil de l’enfant, créé en 1977, est faible. La Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) n’atteint en effet que 456 € par mois, mais offre l’immense avantage de la flexibilité. Elle permet aux parents, à l’issue de leur congé de maternité ou de paternité, de suspendre leur activité professionnelle jusqu’aux deux ans de l’enfant. Voire trois ans si les parents se partagent le congé. 

Le congé supplémentaire de naissance ne remédiera cependant pas, à lui seul, à la  baisse de la natalité. Il devrait s’articuler avec de nombreuses autres mesures, qu’il faut appréhender comme un ensemble. Qu’il s’agisse de l’amélioration des services publics et de leur dimension sociale, de l’augmentation du nombre de crèches et des aides maternelles, du coût de la vie, du désir d’indépendance, des pressions sociales et même des préoccupations écologiques…

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