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La déclaration d’impôts 2026

La déclaration d’impôts 2026 permet le calcul de l’impôt dû par le contribuable pour ses revenus de 2025. Cette année, le service en ligne de déclaration des revenus de 2025 a ouvert le jeudi 9 Avril 2025.

Quels sont les changements intervenus depuis l’an dernier ? Barème, plafonds, nouvelles règles, exonérations…. Si la déclaration est automatique pour certains, de nombreux contribuables doivent compléter leur déclaration avec les données que l’administration ne connaît pas. (notamment pour bénéficier des réductions ou crédits d’impôt).

Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts-de-France, passe ici en revue les règles applicables, et revient sur le principales nouveautés de la déclaration d’impôts 2026.


Escroqueries en ligne pendant la campagne fiscale !

Restez vigilants face aux tentatives de fraude ! Des e-mails frauduleux promettent un remboursement d’impôts, invitent à cliquer sur un lien ou demandent de renseigner ses informations bancaires.

L’Administration fiscale rappelle qu’elle ne sollicite jamais de coordonnées bancaires par e-mail. Toutes les démarches passent par le site officiel impots.gouv.fr 

— Dates limites de déclaration

Les dates limites pour déclarer en ligne ses revenus 2025 sont :

  • jeudi 21 mai 2026 pour les départements 01 (Ain) à 19 (Corrèze) et pour les contribuables non-résidents, 
  • jeudi 28 mai 2026 pour les départements 20 (Corse) à 54 (Meurthe-et-Moselle),
  • jeudi 4 juin 2026 pour les départements 55 (Meuse) à 976 (Mayotte).

La date limite pour déclarer sur papier ses revenus 2025 est fixée au mardi 19 mai à 23h59 (le cachet de la Poste faisant foi), y compris pour les résidents français à l’étranger. Seuls les contribuables qui ne disposent pas d’internet ou qui ne maîtrisent pas les outils informatiques peuvent remplir une déclaration papier.

Le dépassement de la date limite expose le contribuable à une majoration de 10 % du montant de son impôt. La correction en ligne reste possible, même après avoir signé sa déclaration. (via son espace personnel sur le site des impôts).

— Télétransmission

La déclaration d’impôts 2026 par “EDI-IR” (Échange de Données Informatisé – Impôt sur le Revenu) permet à l’expert-comptable de transmettre la déclaration de son client depuis son cabinet.

Il s’agit d’une transmission électronique de déclaration. La campagne EDI-IR 2026 débutera le 21 avril 2026. La date limite de dépôt des déclarations est fixée au jeudi 4 juin 2026. La campagne s’achèvera (fonctionnellement) le 24 juin. Les déclarations rectificatives pourront s’effectuer entre le 29 juillet et le 30 novembre 2026.

— Le site d’impôts.gouv.fr évolue

L’espace sécurisé des particuliers devient « mon espace Finances publiques ». Il permet à l’usager, outre ses démarches fiscales :

  • un accès aux différents avis et déclarations, 
  • la possibilité de déclarer ses revenus, de payer ses impôts, de gérer son prélèvement à la source ou ses paiements, etc.
  • la consultation et le paiement de certaines factures de services publics (factures d’eau, cantine scolaire, crèche, ou encore factures hospitalières).

— Quels sont les principaux changements en 2026 ?

  • revalorisation (0,9 %) du barème de l’impôt, 
  • complément d’information pour les salariés à domicile,
  • individualisation du taux de prélèvement à la source (couples mariés ou pacsés),
  • obligation de déclaration d’occupation des logements par les propriétaires,
  • pérennisation de la CDHR,
  • abaissement des seuils pour les loueurs en meublés non professionnels,
  • déclaration de cotisations sociales simplifiée pour les travailleurs indépendants,
  • augmentation du taux de CSG,
  • authentification renforcée sur le site des impôts.

Individualisation du prélèvement à la source

Depuis le 1er septembre 2025, l’Administration applique par défaut un taux de prélèvement à la source individualisé pour les couples mariés ou pacsés. Et ce, afin de corriger les déséquilibres quand les revenus présentent de grandes inégalités. Ce taux ne s’applique cependant qu’aux revenus propres (salaires, retraites). Les revenus communs (fonciers, rentes viagères) restent soumis au taux commun.

Les contribuables qui le souhaitent peuvent toujours opter pour le maintien du taux commun. Il suffit de l’indiquer sur son espace personnel sur le site des impôts. (rubrique « Gérer mon prélèvement à la source »).

Déclaration simplifiée pour les travailleurs indépendants

La réforme de l’assiette de cotisations des indépendants s’applique à compter des revenus de 2025. L’assiette ne se calcule plus à partir du “revenu net fiscal”, mais selon une base de cotisations et contributions sociales unifiée, le “revenu brut social “. Ce changement du revenu à déclarer entraîne de nouvelles cases à remplir. Les indépendants s’appuieront sur les liasses fiscales, où ce « revenu brut social » apparaît. 

Authentification

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a mis en place une “authentification forte” pour permettre aux contribuables d’accéder à leur espace personnel sur le site internet et l’application impots.gouv. Il faut désormais saisir un code à 6 chiffres, envoyé à l’adresse courriel connue de la DGFiP, après avoir déjà renseigné son mot de passe. Une fois le code saisi sur son « appareil habituel », l’accès au site ne demandera plus de nouveau code pendant 6 mois.

Mais comment feront les couples ne disposant que d’une adresse mail de référence ? Les avocats fiscalistes ou les experts-comptables ou « tiers de confiance » qui doivent accéder aux déclarations de leurs clients ? Le site donne désormais la possibilité d’avoir deux adresses mail rattachées à un compte. Pour la renseigner, il faut se rendre sur l’onglet « mon profil », sélectionner « mes moyens de contact » et compléter avec l’adresse voulue.

La déclaration sur mobile

L’application mobile de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) permet depuis 2024 de déclarer ses revenus sur son téléphone. Les cas d’usage restent cependant encore (assez) limités. Il est néanmoins désormais possible d’y déclarer :

  • ses comptes étrangers,
  • ses revenus d’auto-entrepreneur,

Mais les revenus des personnes à charge, les changements de situation matrimoniale, ou le dépôt d’une déclaration annexe ne sont pas encore possibles.

Les revenus

Revalorisation du barème

Les tranches de revenu imposable du barème progressif évoluent en 2026. Ils tiennent compte de l’inflation, à hauteur de 0,9 %. Les décotes (personnes modestes, seniors, etc.) intègrent aussi l’inflation.

  • jusque 11 600 € ……………..  0 %
  • de 11 601 à 29 579 € ……….11 %
  • de 29 580 à 84 577 € ……..30 %
  • de 84 578 à 181 917 € ……..41 %
  • supérieur à 181 917 € ………45 %

La revalorisation du barème entraîne l’augmentation de 0,9 % de la pension alimentaire maximale versée aux enfants majeurs, déductible du revenu de leurs parents. Celle-ci passe de 6.794 € (en 2024) à 6.855 € par enfant pour 2025. (Ou 13.710 € s’il est chargé de famille). Sur sa propre déclaration, l’enfant majeur devra, en contrepartie, indiquer la pension alimentaire qui lui a été versée.

À noter que s’il est domicilié chez ses parents, le montant forfaitaire de la déduction est de 4 039 € par enfant. (d’autres dépenses, pour leur montant réel et justifié, peuvent s’y ajouter, comme les frais de scolarité, dans une limite de déduction totale de 6 855 €). Si l’enfant est marié ou pacsé, ce montant est de 8 079 €.

Le simulateur des impôts 2026 de l’administration fiscale permet d’estimer le montant de l’impôt.

Plafonnement

Le quotient familial représente un avantage fiscal plafonné au moment du calcul de l’impôt. Il limite l’avantage de chaque demi-part. Pour 2026 :

  • le plafonnement de l’avantage fiscal de chaque demi-part s’élève à 1.807 €, et 903,50 € par quart de part.
  • le plafonnement de l’avantage fiscal de chaque demi-part supplémentaire, pour les personnes vivant seules ayant élevé un enfant pendant au moins 5 ans, s’élève à 1.079 €.
  • l’avantage au titre du premier enfant à charge des célibataires, divorcés ou séparés vivant seuls, se limite à 4.262 €.

Augmentation du taux de CSG (sauf pour certains revenus du patrimoine)

La LFSS pour 2026 a instauré une augmentation de 1,4 %  du taux de contribution sociale généralisée (CSG) sur certains revenus du patrimoine. Il s’agit d’une nouvelle « contribution financière pour l’autonomie », affectée à la branche autonomie de la Sécurité sociale. S’appliquent donc dorénavant :

  • un taux de droit commun de 10,6 % applicable par principe aux revenus du patrimoine et aux produits de placement. (Dividendes des actions, intérêts des comptes à terme, livrets bancaires, obligations, plans d’épargne retraite, plus-values de cessions de valeurs mobilières, plus-values sur cryptoactifs, rentes viagères constituées à titre onéreux, gains issus de l’épargne salariale, plus-values entrant dans le champ de l’exit tax, revenus des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), revenus de la location meublée non professionnelle (LMNP), etc.)
  • un taux dérogatoire de 9,2 % applicable limitativement à certains revenus fonciers et de placement. (Produits d’épargne réglementée – PEL, CEL, PEP -, assurance vie, produits des bons et contrats de capitalisation, revenus fonciers (immobilier locatif) et plus-values immobilières)

Seuls restent totalement exonérés les produits des Livret A, Livret Jeune, Livret d’épargne populaire (LEP) et Livret de développement durable et solidaire (LDDS).

À noter que, parmi les revenus immobiliers :

  • les loyers perçus par les loueurs en meublé non professionnels sont soumis à la hausse. (Comme les BIC, BNC ou BA s’ils n’ont pas déjà été assujettis à la CSG et à la CRDS au titre des revenus professionnels)
  • les revenus fonciers issus de la location de logements nus restent soumis au taux de 9,2 %. (comme les plus-values de cession immobilière et les plus-values professionnelles à long terme).

L’application différenciée de ces deux taux est effective à compter de la taxation des revenus 2025 pour les revenus du patrimoine (donc avec effet rétroactif) et à compter du 1er janvier 2026 pour les produits de placements.

De façon logique, la hausse ne s’applique pas pour les revenus 2025 de placements financiers dont les prélèvements sociaux ont déjà été retenus à la source. (livrets bancaires, comptes à terme, obligations, produits structurés, etc.). Le nouveau taux ne leur sera appliqué que sur la déclaration des revenus 2026, remplie en 2027.

Enfin, attention ! Le taux de la CSG déductible n’est pas rehaussé, et reste fixé à 6,8 %. Le choix du barème progressif, condition du bénéficier de la déduction de la CSG, ne permet donc pas d’échapper à la hausse !

Autres avantages liés à la famille

Le plafond de déduction des frais supportés en 2025 pour accueillir une personne âgée modeste s’élève à 4.039 €.

Majoration pour “parent isolé”

En cochant la case “T”, les parents isolés verront la part de leur enfant majorée.

Frais réels, ou déduction forfaitaire de 10% ?

La déduction forfaitaire de 10% permet de prendre en compte forfaitairement le montant des frais exposés dans le cadre professionnel. (repas, déplacement, documentation, etc.). Ceux-ci viendront diminuer la base de calcul de l’impôt, et donc l’impôt à payer. Les contribuables peuvent aussi opter pour les frais réels pour exposer les frais qu’ils ont réellement payés. En cas d’option pour les frais réels alors que la déduction forfaitaire est plus favorable, cette dernière s’appliquera automatiquement.

Décote d’impôt

Les contribuables faiblement imposés bénéficient d’une décote d’impôts. Ce système permet d’alléger de façon significative l’entrée dans l’impôt des ménages aux revenus les plus modestes. Et parfois même annule l’impôt lorsqu’il ne dépasse pas un certain montant.

En 2026, si l’impôt brut dû ne dépasse pas 1.982 € (célibataires, veufs, divorcés) ou 3.277 € (couples), l’administration retranche automatiquement cette décote de l’impôt. La décote correspond à la différence entre 897 € (célibataires) ou 1.483 € (couples) et 45,25 % de l’impôt théoriquement dû.

Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR)

Cette taxe supplémentaire s’ajoute à l’impôt sur le revenu depuis 2012. Elle n’a pas évolué cette année. (Voir notre article La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus). Cette contribution coexiste et peut se cumuler, pour certains foyers fiscaux, avec la CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus), instaurée par la Loi de finances pour 2025, et prorogée par la Loi de finances pour 2026.

Apprentis et étudiants

Rappel : les rémunérations des apprentis en 2025 ne supportent pas l’impôt sur le revenu dans la limite du Smic annuel (21.622 €). Et celles des étudiants (moins de 25 ans au 01/01/2025) dans la limite de 3 Smic mensuels (5.405 €).

Ainsi, lorsqu’ils sont rattachés au foyer fiscal de leurs parents, ceux-ci ne reporteront sur la déclaration du foyer que les montants dépassant ces plafonds. Il faut donc bien choisir la façon de déclarer ces revenus ! En effet, l’imposition des revenus de l’apprenti au-delà de 21.622 € ne se fera pas au même taux s’il est rattaché ou non à la déclaration de ses parents. Mais son absence de rattachement fait perdre à ces derniers une part fiscale. Et la déduction d’une pension alimentaire joue aussi dans le calcul. Faire le bon choix dans sa déclaration d’impôts 2026 peut donc permettre un gain fiscal non négligeable !

Les enfants majeurs peuvent choisir de déclarer eux-mêmes leurs revenus. Les étudiants âgés de plus de 25 ans au 1er janvier de l’année d’imposition ont l’obligation de souscrire une déclaration personnelle de revenus. Ils ne peuvent plus être rattachés au foyer fiscal de leurs parents.

Les pourboires ne sont pas imposés, mais doivent être déclarés

La défiscalisation des pourboires versés dans l’hôtellerie-restauration, initiée il y a trois ans, se prolonge jusque fin 2025. Mais le salarié doit gagner moins de 1,6 Smic, et déclarer les pourboires.

Seniors et invalides

Les personnes âgées aux revenus modestes de plus de 65 ans au 31 décembre 2025 bénéficient d’un abattement sur les revenus qu’ils ont perçus en 2025. Si le contribuable ou un seul des membres du couple soumis à imposition commune dépasse les 65 ans, , et pour un revenu net global :

  • inférieur à 17.668 €, le montant de l’abattement est de 2.821 € pour une personne seule éligible, ou 5.642 € si les deux membres du couple sont éligibles,
  • compris entre 17.668 € et 28.424 €, l’abattement s’élève à 1.411 € ou 2.822 € (selon la situation des personnes composant le foyer)
  • supérieur à 28.170 €, il n’y a pas d’abattement.

L’abattement est doublé pour un couple marié ou pacsé, si les deux contribuables remplissent les conditions d’âge. L’administration fiscale applique automatiquement l’abattement. Le contribuable n’a aucune démarche à effectuer.

Des règles identiques s’appliquent pour les invalides. (pension militaire d’invalidité pour une incapacité d’au moins 40 %, pension d’invalidité pour accident du travail d’au moins 40 %, titulaires d’une carte «mobilité inclusion» avec la mention «invalidité» pour une incapacité d’au moins 80 %). 

Les Cryptomonnaies

Le contribuable qui possède des  actifs numériques (cryptomonnaies ou NFT) doit informer l’administration fiscale de la détention de ses comptes “crypto”. (cocher la case 8UU). Il en va d’ailleurs de même pour tout contribuable possédant des comptes en dehors de la France. Il doit aussi renseigner l’administration fiscale sur les plus-values réalisées. (Voir notre article Déclarer ses cryptomonnaies).

  • La déclaration des comptes crypto est obligatoire. (formulaires 3916 et 3916 bis).
  • La distinction entre activités occasionnelles et professionnelles s’est précisée. Cependant, « la qualification de BNC des revenus tirés de ces opérations ne s’applique qu’à des cas d’espèce exceptionnels puisqu’elle correspond à l’exercice non professionnel de cette activité dans des conditions analogues à celles d’un professionnel ». 
  • La déclaration des plus values sur les cryptos est obligatoire à partir de 305 € de plus-values par foyer fiscal. La déclaration (annexe 2042 C) comporte une ligne spécifique pour déclarer :
    • les plus values (case 3AN),
    • et les moins values (case 3BN),
  • Depuis le 1er Janvier 2023, l’imposition des plus values réalisées (formulaire 2086) se fait, au choix entre le barème progressif (ne pas oublier de cocher la case 3CN) et le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé flat-tax, au taux de 31,4 % (12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux). Le barème progressif est plus économique pour les contribuables ayant de faibles revenus. 
  • Le report de ces plus values s’effectue sur la déclaration complémentaire 2042 C

Attention ! 

Les personnes qui utilisent une carte de paiement adossée à un portefeuille cryptos pour régler des biens et services sont également soumises à imposition en cas de plus values, car il y a bien, alors (à chaque achat !), conversion de crypto-actifs en monnaie “fiat”. 

Les moins values sur crypto-actifs ne peuvent se reporter sur les années suivantes, comme c’est le cas pour d’autres investissements.

– Exonérations, déductions et réductions d’impôt

Les primes exceptionnelles nettes d’impôts

La “prime de partage de la valeur” (PPV) est nette d’impôt à hauteur de 3 000 € pour les salariés qui ont perçu sur les 12 derniers mois une rémunération inférieure à 3 fois le Smic. (Voir notre article La Prime de Partage de la Valeur).

La défiscalisation est plafonnée à 3.000 €, mais cette limite est portée à 6.000 € pour les entreprises ayant signé un accord d’intéressement. (ou un accord de participation volontaire pour les entreprises de moins de 50 salariés).

Même si la PPV est exonérée d’impôt sur le revenu pour le salarié, elle est néanmoins incluse dans son revenu fiscal de référence.

Journées de RTT

La majoration de salaire pour rachat de RTT bénéficie d’une exonération dans une limite de 7.500 € par an. Elle s’applique aux journées de RTT effectuées jusqu’au 31 décembre 2026.

Frais de télétravail

L’allocation versée par l’employeur pour couvrir les frais supplémentaires engendrés par le travail à domicile (électricité, chauffage, téléphone, internet, etc.) bénéficie d’une exonération d’impôts, dans la limite de 626,20 € par an. Au-delà de ce montant, l’exonération ne s’accorde qu’aux contribuables justifiant d’une utilisation de l’allocation uniquement pour couvrir des frais de télétravail à domicile. Retrouvez notre article Prise en charge des frais de télétravail.

Pension alimentaire

Le conjoint peut déduire la pension alimentaire qu’il verse à son ex-conjoint pour l’entretien et l’éducation de ses enfants mineurs. Il faut pour cela :

  • être imposé(e) séparément de son ex-conjoint ;
  • ne pas avoir la garde des enfants pour lesquels la pension est versée.

Ce montant est plafonné, sans justificatifs, à 4.039 € par enfant pour la déclaration d’impôts 2026. Le conjoint qui a la garde de ses enfants mineurs et perçoit la pension la déclare dans la rubrique « pensions alimentaires perçues ». En cas de résidence alternée, l’enfant peut être compté à charges égales par les deux parents (case H de la rubrique « personnes à charge » de la déclaration). Chaque parent bénéficie alors d’une majoration de part (0,25 ou 0,5 parts selon le nombre d’enfants à charge). Mais alors, aucun des parents ne peut déduire de pension alimentaire.

Covoiturage

Dans le cadre d’un déplacement personnel, les participations aux frais ne doivent pas dépasser les frais réels engagés. Ce “revenu” n’a pas à être déclaré.

Les frais de covoiturage pour les trajets domicile-travail constituent des frais professionnels déductibles, à condition d’opter pour la déduction des frais réels. (Voir notre article La prime de covoiturage)

Immobilier

Déclaration obligatoire de l’occupation des logements

La “déclaration d’occupation” doit se faire à chaque changement d’occupant dans les biens du contribuable. (Espace Finances publiques —> biens immobiliers. —> cliquer sur la case « Déclaration d’occupation »). Il s’agit des obligations déclaratives (service « Gérer mes biens immobiliers ») de tous les propriétaires de biens immobiliers.

Abaissement des seuils pour les loueurs en meublés non professionnels

Le seuil du régime micro-BIC passe à 15 000 € en 2026. La loi de finances pour 2024 a raboté la fiscalité de la location saisonnière (les meublés de tourisme, dont les Airbnb). Bénéfices industriels et commerciaux (BIC), les revenus d’un loueur en meublé non professionnel (LMNP) supportent le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Les revenus 2025 des locations meublées de tourisme non professionnelles ne bénéficient plus que d’un abattement forfaitaire de :

  • 50 % (contre 71 % pour les revenus de 2024) pour les meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes, dans la limite de 77 700 € de revenus locatifs annuels (contre 188 700 € pour les revenus de 2024),
  • 30 % (contre 50 %  pour les revenus de 2024) pour les meublés de tourisme non classés, dans la limite de 15 000 € de revenus locatifs annuels (contre 77 700 € pour les revenus de 2024).

Au delà de ces plafonds, le régime au réel s’applique.

Location de pièces de l’habitation principale

Les particuliers qui louent ou sous-louent, en meublé, une partie de leur résidence principale peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt de ces revenus :

  • lorsque les pièces louées ne constituent pas la résidence principale du locataire et que le montant ne dépasse pas 760 € TTC /an,
  • lorsque les pièces louées constituent la résidence principale du locataire ou du sous-locataire en meublé, et que le prix en est “raisonnable”. Pour 2024, le loyer annuel hors charges par m² de surface habitable ne doit pas dépasser 213 € en Île-de-France et 157 € dans les autres régions.

Ce dispositif, applicable initialement jusqu’au 15 Juillet 2024, a été prolongé de 18 mois.

Hausse ponctuelle du déficit foncier 

Pour inciter à la rénovation des logements énergivores loués, la loi de Finances rectificative de décembre 2022 avait décidé le doublement, à 21.400 €, du déficit foncier déductible du revenu global. Et ce, au titre des dépenses permettant au logement de se classer en A, B, C ou D. (classes de performance énergétique). Cette disposition concerne les devis acceptés à compter du 5 Novembre 2022 et des dépenses payées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025. Elle continue de s’appliquer en 2026 pour les revenus de 2025.

Dispositif Denormandie

Le dispositif Denormandie traite de l’investissement dans l’achat d’un logement ancien dans lequel les travaux de réhabilitation doivent représenter au moins 25 % du prix global. Prévu pour disparaître fin 2023, le dispositif perdure jusqu’à fin 2026, et peut donc encore servir pour la déclaration d’impôts 2026..

—Crédits d’impôt

Crédit d’Impôt Borne de Recharge Électrique (CIBRE)

Depuis le 1er janvier 2024, le plafond du crédit d’impôt accordé au titre des dépenses d’acquisition et de pose de systèmes de charge pour véhicule électrique est porté à 500 €. Cependant, les dépenses éligibles ne concernent plus que les bornes de recharges électriques pilotables. Le crédit d’impôt double pour un couple (marié ou pacsé) disposant de deux installations. Les travaux doivent avoir été réalisés et facturés avant le 31 décembre 2025. 

Les contribuables ayant engagé des dépenses avant cette date pour des bornes de recharge non pilotables resteront éligibles au crédit d’impôt, sur demande, s’ils justifient de l’acceptation d’un devis et du versement d’un acompte entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024.

Crédit d’impôt “DEFI Forêt”

La loi du 10 Juillet 2023 a réaménagé le Dispositif d’Encouragement Fiscal à l’Investissement en Forêt (DEFI Forêt). Les réductions d’impôts prennent la forme de crédits d’impôts, selon la nature des investissements. Leur taux passe de 18 à 25 % pour les dépenses payées depuis janvier 2023. Voir notre article Les avantages fiscaux des bois et forêts.

Aide à la garde d’enfants

Les montants du crédit d’impôt de 50 %, dans la limite de 3.500 € par enfant et par an, ne changent pas pour la déclaration d’impôts 2026.

Services à la personne et emploi à domicile

Ces dépenses (case “7DB” de la déclaration) ouvrent droit à un “crédit d’impôt relatif aux services à la personne” (CISAP) de 50% des dépenses, dans la limite annuelle de 12.000 €. Il faut dorénavant en détailler (formulaire RICI 2042) :

  • la nature des différentes dépenses (garde d’enfant, accompagnement de personnes âgées, jardinage, bricolage, soutien scolaire, etc. (un menu déroulant de 27 choix !),
  • le nom de l’organisme ou de l’entreprise prestataire, et la modalité d’intervention : emploi direct via CESU, mandataire, mise à disposition d’un salarié, prestataire,
  • la nature de l’organisme. (salarié à domicile, association, entreprise ou organisme public ou privé).

Il est à  noter que les foyers non imposables bénéficient du même avantage. Ils recevront de la part du fisc un chèque du montant de 50% de ces dépenses.

— Réductions d’impôts

Dons aux œuvres

  • Le “dispositif Coluche” permet de réduire ses impôts de 75 % des montants versés à des associations qui aident les personnes en difficulté. Il a été prorogé de 4 ans, jusque fin 2026. Il est plafonné à 1.000 € et s’étend désormais aux dons aux associations venant en aide aux victimes de violences intra-familiales.
  • Le plafond de réduction d’impôt sur les dons  effectués à compter du 14 octobre 2025 en faveur des organismes d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence passe de 1.000 € à 2.000 €. La réduction d’impôt passe de 66 à 75 %.
  • Les dons effectués à la Fondation du Patrimoine entre le 15 Septembre 2023 et le 31 Décembre 2025 pour la sauvegarde du patrimoine religieux de petites communes donnent droit à la même réduction fiscale. (Loi de Finances pour 2024)
  • Les dons effectués entre le 17 décembre 2024 et le 17 mai 2025 en faveur de Mayotte, durement touchée par le cyclone Chido, bénéficient de la même réduction, avec un plafond exceptionnel de 2.000 €. (Décret du 14/01/2025) 
Plafonds
  • Au delà des plafonds, l’excédent ouvre droit à la réduction d’impôt au taux habituel de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable, comme peuvent en bénéficier les dons aux organismes d’intérêt général. (Fondation de France, Association pour la Recherche Médicale, etc.).
  • Lorsque le montant des dons dépasse la limite de 20 % du revenu imposable, l’excédent peut se reporter sur les cinq années suivantes, et ouvre droit à la réduction d’impôt dans les mêmes conditions.
  • Les réductions d’impôt au titre des différents types de dons se cumulent sous certaines conditions.

Le formulaire 2042 RICI sert à indiquer les montants des dons. Le contribuable doit garder les reçus fiscaux envoyés par les organismes. Ils pourront servir de pièces justificatives en cas de demande de l’administration fiscale.

Loc’Avantages

L’ancien dispositif Cosse, rebaptisé “Louer Abordable” ou “Loc’Avantages”, vise à encourager les propriétaires à louer un bien – pendant au moins six ans – à un prix modéré, voire très bas. Dans le cadre d’une convention conclue avec l’Agence nationale de l’habitat (Anah), et jusqu’au 31 décembre 2027, le contribuable bénéficie d’une réduction d’impôt comprise entre 15 % et 35 % des loyers encaissés. Attention ! Depuis les conventions signées à partir de mars 2022, le dispositif donne droit à une réduction d’impôt, et non plus à un abattement sur les revenus fonciers.

Nous espérons que cet article sur la déclaration d’impôts 2026 vous a été utile. Dites-le nous dans les commentaires ci-après ! Retrouvez également nos autres articles sur le blog de Valoxy :

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