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Les congés liés à la naissance et à l’adoption

Les congés liés à la naissance et à l’adoption d’un enfant sont maintenant au nombre de 6 (six). La loi de Financement de la Sécurité sociale (LFSS pour 2026), a en effet créé un « nouveau » congé de naissance.

Quels sont ces congés ? Sont-ils rémunérés ? Quels droits y sont attachés ? Quelles conditions et quel formalisme respecter ? Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts-de-France propose dans cet article un panorama des différents congés liés à la naissance.

Les 3 jours de naissance (naissance ou adoption d’un enfant) 

Ce “congé” donne droit à trois (3) jours, pendant lesquels le salarié ne peut pas travailler. La mère de l’enfant n’y a pas droit, puisqu’elle bénéficie déjà du congé de maternité. Pour en bénéficier, le salarié doit faire parvenir à l’employeur une demande d’absence justifiée. Le congé commence soit le jour de la naissance de l’enfant, soit le 1er jour ouvrable suivant le jour de la naissance. En cas de congés payés ou de congé pour événements familiaux au moment de la naissance, l’interdiction d’emploi débute à l’issue de cette période de congés.

Les jours du congé de naissance sont payés normalement, comme s’ils avaient été travaillés. Ils sont assimilés à du temps de travail effectif pour la détermination de la durée du congé payé annuel et la prise en compte de l’ancienneté dans l’entreprise.

Le congé de maternité

Les femmes salariées du privé bénéficient d’un congé de maternité de 16 semaines, (26 à partir du 3e enfant), réparti en 6 (six) semaines de congé prénatal et dix post accouchement (congé postnatal) pour leur permettre de se reposer.

La durée peut être adaptée à la situation familiale, au déroulement de la grossesse et aux conditions de naissance de l’enfant.

Les professions libérales (médecins, infirmières, sages-femmes) ou les avocates bénéficient des mêmes droits que les salariées.

Les travailleuses indépendantes bénéficient, elles aussi, depuis 2019 (décret n° 2019-529 du 27 mai 2019), de 112 jours indemnisés. Avant cette date, elles n’avaient droit qu’à 44 jours (deux semaines prénatales et quatre post accouchement).

La durée du congé de maternité est également la même dans la fonction publique d’État, hospitalière et territoriale.

Le contrat de travail de la future maman est suspendu, et elle peut bénéficier d’indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Plus important, la loi protège la salariée enceinte. Elle bénéficie d’autorisations d’absences, de la possibilité d’affectation à un autre emploi, d’une protection contre le licenciement, et enfin, du maintien du salaire, etc. Voir notre article La rémunération lors du congé maternité

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

Le congé de paternité dure 25 jours calendaires consécutifs (et 32 jours en cas de naissances multiples). Il s’ajoute aux trois jours de naissance.

Le père devra obligatoirement prendre 4 jours de congé de paternité immédiatement après les 3 jours “de naissance”, sans flexibilité possible. L’employeur a linterdiction de faire travailler le salarié pendant les 7 jours suivant la naissance de lenfant.

Le congé doit ensuite se prendre dans les 6 mois suivant la naissance (ou l’arrivée au foyer de l’enfant adopté). Il peut se fractionner en 2 périodes maximum d’au moins 5 jours chacune (article D.1225-8 Code du travail), et peut être d’une durée inférieure à la durée légale si le bénéficiaire le souhaite.

Le congé d’adoption

Le salarié qui adopte un enfant a droit à un congé d’adoption. Sa durée varie (de 10 à plus de 24 semaines) selon le nombre d’enfant(s) adopté(s), le nombre d’enfants déjà à charge, et la répartition du congé entre les parents.

Ce congé est indemnisé sous certaines conditions par des indemnités journalières de repos, versées par la Sécurité sociale.

Le congé parental d’éducation

Seuls les salariés ayant au moins un an d’ancienneté peuvent bénéficier du congé parental d’éducation. Ce congé fait suite à une naissance (ou une adoption), et interrompt ou réduit l’activité professionnelle du salarié. Auparavant fixé à 6 mois, la durée de ce congé est, depuis 2015, d’un an pour le premier enfant, avec obligation de partage entre les parents.

Renouvelable, ce congé est de 3 ans maximum (5 ans pour la naissance de triplés), à raison de 24 mois au maximum pour l’un des parents et 12 mois pour l’autre. Le congé parental d’éducation peut débuter dès la fin du congé de maternité, et prend fin au plus tard aux trois ans de l’enfant. En cas d’adoption, au plus tard trois ans après l’arrivée de l’enfant dans le foyer s’il a moins de trois ans, et un an s’il est plus âgé.

Ce congé n’est pas rémunéré. Cependant, la CAF peut verser une aide appelée “Prestation partagée d’éducation de l’enfant » (PreParE)

A l’issue du congé parental d’éducation, le salarié retrouve son emploi (ou un emploi similaire), ainsi que sa rémunération.

Le “nouveau” congé de naissance

La Loi de Financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 a créé un nouveau congé de naissance. Ses modalités doivent encore faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. D’une durée de 2 (deux) mois, il se présente comme un complément des congés existants. Entré en vigueur au 1er Janvier 2026, il bénéficie aux deux parents.

La rémunération, sous forme d’indemnité journalière, sera basée sur un pourcentage du salaire antérieur, de 70% du salaire net le premier mois, et de 60 % le second.

Le site du Code du Travail Numérique répond aussi à de nombreuses questions sur les congés liés à la naissance.

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