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Le burn out, un syndrome lié au travail

Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burn out, touche toutes les catégories professionnelles bouleversées par les mutations du monde du travail.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 2 millions d’actifs présenteraient un risque élevé de développer le burn out en France (d’après un sondage du cabinet de prévention des risques professionnels Technologia réalisé en 2014 auprès de 1.000 actifs).
  • 1 cadre sur 2 estime avoir été victime d’un burn out (d’après une étude de Cadremploi menée auprès de 1.123 cadres français du 5 au 7 juin 2019).
  • l’arrêt de travail est la première conséquence à ces situations d’épuisement professionnel : 57% des actifs ont été arrêtés par leur médecin (d’après la même étude de Cadremploi)

Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts de France, fait le point sur ce phénomène lié au travail qu’est le burn out.

 

Qu’est-ce que le burn out ?

C’est dans les années 1950 que le concept “d’état d’épuisement” apparaît en France. Popularisé dans les années 70 par Herbert J. Freudenberger, psychologue américain, le terme burn out fait alors son apparition.

Freudenberger déclare à ce sujet :

« Les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Sous la tension produite par la vie dans notre monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consumer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte ».

Considéré comme « la maladie des premiers de la classe », le burn out est reconnu comme un syndrome lié au travail et non comme une maladie, bien qu’il fasse partie des facteurs influençant l’état de santé.

Le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas synonyme de stress ni de dépression : si le stress est une des causes du burn out, la dépression, elle, peut en être une conséquence.

 

Comment expliquer le burn out ?

Le travail représente pour les individus une quête existentielle. Le salarié est motivé et impliqué, soucieux d’utiliser ses compétences mais il se trouve désillusionné par une surcharge de travail et des contraintes inhérentes à l’organisation, et perd alors le sens qu’il recherche dans son travail.

Un actif a profondément besoin de signification dans son travail. S’il s’en voit privé, c’est à ce moment là que le burn out  peut apparaître. Les tensions du salarié proviennent alors de l’écart entre ses attentes et la réalité.

« En effet, plus un salarié est entré avec une forte implication dans une profession, plus grande est la probabilité qu’il soit victime de burn out, si les conditions de travail sont défavorables. » (Nathalie Delobbe, 2005).

Lorsque l’environnement professionnel est positif, l’individu réalisera plus facilement ses objectifs et trouvera une signification à son emploi. Au contraire, si l’environnement professionnel est stressant, un frein aux attentes apparaît, qui causera une sensation d’échec et entraînera le burn out.

Le burn out est caractérisé par trois dimensions :

  • l’augmentation des sentiments d’épuisement émotionnel,
  • une dépersonnalisation,
  • une réduction de l’accomplissement personnel.

 

Comment rebondir après un burn out ?

Un individu ne peut pas se reconstruire seul. Il a besoin :

  • d’être aidé
  • de comprendre ce qui lui est arrivé
  • de s’arrêter et de choisir
  • d’analyser ses besoins et ses limites

Pour cela, il pourra bénéficier d’un suivi médical et d’un accompagnement psychologique afin d’éviter les risques de rechute.

 

En conclusion :

Suite à un burn out, le salarié acquiert sa future “Qualité de Vie au Travail”, et il sait ce qu’il ne veut plus. Après une analyse de son comportement au travail, et dans la vie en général, il connaît alors ses failles et ses atouts pour progresser, et s’épanouir professionnellement.

C’est à ces conditions seulement que la personne pourra :

  • reprendre son emploi, mais avec un nouveau regard sur son travail et la façon de s’y investir ;
  • réfléchir à un autre projet professionnel, dans son entreprise ou ailleurs (bilan de compétences, etc.)
  • décider de ne pas réintégrer son travail, et changer intégralement de voie

 

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