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Les moteurs de recherche écologiques

Le Web constituerait près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre ! Nous réalisons enfin que nos modes de vie ultra digitalisés, basés sur le stockage des données, impactent lourdement l’environnement. Une simple requête Google émettrait de 7 à 10 grammes de CO2 ! Dans ce contexte, nous sommes nombreux à nous tourner vers les moteurs de recherche alternatifs et revendiqués écologiques, mais comment fonctionnent-ils ? Sont-ils réellement écologiques ? Et surtout, comment pouvons-nous, à notre niveau, agir pour réduire notre impact carbone ?

Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts de France, zoome sur la pollution d’Internet et les solutions apportées actuellement.

Quelques chiffres révélateurs de la pollution d’Internet

Envoyer un mail, utiliser les moteurs de recherche et Internet de manière générale s’avèrent des actions consommatrices d’énergie ; la cause aux transits entre serveurs informatiques, mais aussi au stockage des milliards de données que nous générons via le Web, nécessitant l’alimentation en continu de data centers (ces centres regroupant tous les systèmes informatiques dédiés à la collecte, au stockage et à l’analyse des données). L’envoi d’emails pour une entreprise de 100 personnes représenterait 13.6 tonnes de CO2 par an, soit 13 vols aller-retour de Paris à New York, d’après les données de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). 50 data centers dans le monde consommeraient 30 milliards de kWh d’électricité par an, d’après une étude de l’Université de Stanford. Dans ce contexte, aux États-Unis, 5 % de l’électricité de la Caroline du Nord est utilisée par les principaux GAFA Google, Apple et Facebook.

Enfin, le cabinet américain Digital Power Group estime que l’usage d’Internet engendrerait la consommation de 10 % de l’électricité mondiale, soit l’équivalent de la production de l’Allemagne et du Japon.

Des petites et des grandes actions pour limiter l’impact du Web sur l’environnement

Pour diminuer l’impact carbone, certains géants du Web, comme Facebook et Microsoft, ont relevé les températures de leur data center de plusieurs degrés (permettant une économie d’énergie, mais aussi de budget de 250 000 dollars par an). D’autres initiatives sont lancées, comme l’installation de data centers dans les pays froids (en Islande, notamment) pour limiter le coût de la climatisation nécessaire au refroidissement des serveurs. À titre personnel ensuite, plusieurs petites actions nous concernent directement et font du bien à la planète. L’envoi d’un mail sans pièce jointe pollue moins, par exemple, tout comme l’utilisation d’un fond d’écran noir. Enfin, il y a l’utilisation des moteurs de recherche écologiques.

Comment fonctionne un moteur de recherche écologique

Des start-up du green business ont créé les moteurs de recherche qui se revendiquent écologiques. Aucune d’entre elles ne prétend pouvoir directement baisser les émissions de CO2 émises par la requête d’un utilisateur. Par contre, ces entreprises ont décidé de compenser la pollution d’Internet par la mise en place d’actions en faveur de la protection de l’environnement. C’est le chiffre d’affaires généré (et par ricochet, les clics des Internautes) qui finance directement les actions. Ce type de modèle économique est intelligent. Il implique l’utilisateur. Il s’avère le plus respectueux de l’environnement actuellement par rapport aux technologies existantes.

Top 3 des moteurs de recherche écologiques en vogue

Ecosia, le moteur de recherche qui plante des arbres

Ecosia est l’un des moteurs de recherche écologiques les plus populaires. Il a été créé en 2009 à Berlin, en partenariat avec WWF. Le concept est simple ; pour chaque nouvelle requête, Ecosia plante un arbre. Plus concrètement, la startup engage 80 % de ses bénéfices publicitaires dans des programmes de plantation à travers le monde. Plusieurs millions d’arbres ont déjà été plantés grâce aux requêtes des utilisateurs Ecosia.

Ecogine pour financer des projets choisis par les Internautes

La France n’est pas en reste avec le moteur de recherche écologique Ecogine, créé en 2008 par des étudiants de Polytechnique Nantes. Sur le même concept, ce sont ici 10 % des revenus publicitaires qui sont engagés dans des projets solidaires. Les internautes choisissent ces derniers et sont visibles sur la page d’accueil du moteur de recherche alternatif.

Attention, les utilisateurs d’Ecogine ou d’Ecosia constateront avec surprise un index basé sur « Yahoo Hosted Search » et non sur Google.

Lilo pour des projets sociaux et environnementaux

Lilo est un jeune moteur de recherche, né en France en 2015. Là encore, le moteur de recherche s’engage à reverser ses bénéfices à des projets sociaux et environnementaux portés par des associations ou des ONG (Organisations Non Gouvernementales). Les montants acquis grâce aux requêtes des internautes se visualisent sur leur site grâce à un « compteur de goutte » !

Lilo fonctionne grâce à un meta-moteur basé sur les algorithmes des grands moteurs de recherche pour proposer des réponses aux requêtes de ses utilisateurs, avec des résultats tout aussi riches et pertinents que ceux que proposeraient Google ou Yahoo !.

En conclusion, n’hésitez pas à utiliser un moteur de recherche écologique ! Vous ne polluerez pas moins à titre personnel, mais au lieu de faire vivre les géants du Web en utilisant leur outil, vous contribuez à des projets associatifs solidaires, sociaux et environnementaux. Par ailleurs, au quotidien, les bonnes pratiques consistent à limiter les requêtes Web (en tapant directement l’url d’un site plutôt que de passer par un moteur classique, par exemple), en éteignant votre ordinateur lorsque vous ne l’utilisez pas ou encore en limitant les mails et les pièces jointes inutiles.

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